Que faire quand on découvre un nid de mulots dans sa maison ?
Vous avez découvert un nid de mulots au détour d’un rangement, derrière un carton du grenier ou au fond d’un placard ? Il est normal de s’inquiéter. Le mulot sylvestre, ce petit rongeur aux grands yeux et à la queue effilée, n’hésite pas à s’installer dans les maisons dès que l’automne se rafraîchit, et tomber dessus demande une vive réactivité car ces visiteurs discrets prolifèrent vite et causent plus de dégâts qu’on ne l’imagine !
Comment reconnaître un nid de mulot dans une maison ?
Le mulot est un petit animal qui construit son abri avec ce qu’il trouve à proximité : morceaux de papier déchiqueté, fibres textiles, brins de laine, foin sec, plumes et parfois même des emballages alimentaires découpés. La structure forme une petite boule compacte de 10 à 15 cm de diamètre, qui est dissimulée dans un endroit chaud, sombre et peu fréquenté.
Ses zones d’habitation favorites sont nombreuses : combles isolés, vide sanitaire, derrière un meuble lourd, sous un évier, à l’intérieur d’une cloison ou d’un coffre de volet roulant, tas de bois stocké à l’intérieur… Les possibilités sont nombreuses !
Plusieurs indices sont à connaître pour repérer un nid de mulots dans une maison : déjections allongées et noirâtres (4 à 7 mm), traces de grignotage sur les emballages alimentaires, bruits de course nocturnes, odeur musquée caractéristique. Aussi, il est possible de trouver des graines ou des coques de noisettes éparpillées, qui trahissent le garde-manger du rongeur qui aime stocker des provisions à proximité directe de son abri.
Pourquoi avoir un nid de mulots chez soi est un problème ?
Trois risques principaux justifient une réaction rapide lorsqu’un nid de mulots est découvert dans une maison :
- Sur le plan sanitaire : ce rongeur peut transmettre plusieurs pathologies préoccupantes, dont la leptospirose (par contact avec l’urine) et le hantavirus (par inhalation de poussières contaminées lors du nettoyage de zones souillées). Les enfants et les animaux de compagnie sont particulièrement exposés s’ils approchent un nid de mulot dans la maison sans précaution ;
- Sur le plan matériel : ses incisives poussent en permanence, ce qui l’encourage à ronger tout ce qui l’entoure, tels que les isolants, gaines électriques, plinthes, livres, vêtements stockés, mobilier en bois tendre. Les dégâts sur l’installation électrique peuvent atteindre des montants conséquents et présentent un risque d’incendie réel ;
- Sur le plan de la prolifération : une femelle peut produire 3 à 5 portées par an avec 4 à 7 petits par portée. Un abri isolé en automne peut se transformer en colonie au printemps suivant s’il n’y a aucune réaction !
Que faire après la découverte d’un nid ?
Si vous découvrez un nid, voici quelques conseils :
- Ne pas manipuler le nid à mains nues : si des jeunes mulots sont présents, la mère peut se trouver à proximité immédiate et un contact direct expose à des morsures comme à des contaminations. Le port de gants épais et d’un masque limite ces risques ;
- Pulvériser largement la zone avec un produit désinfectant adapté avant le retrait (eau de Javel diluée à 10 %) et laisser agir au moins 15 minutes : le nid peut ensuite être placé dans un sac plastique fermé hermétiquement puis évacué ;
- Nettoyer la zone entière sans aspirateur car l’aspiration met en suspension les particules potentiellement contaminantes ;
- Identifier les points d’entrée : le mulot se faufile par des ouvertures d’à peine 1,5 cm. Bouches d’aération mal grillagées, passages de tuyaux, jointures de portes, fissures de soubassement : chaque accès doit être inspecté puis obturé avec des matériaux résistants (mortier, grillage à mailles fines, laine d’acier).
Si plusieurs nids de mulot dans la maison sont découverts ou si les signes d’activité persistent malgré ces mesures, l’intervention d’un professionnel de la dératisation devient indispensable. Un expert dispose des produits et de la méthodologie nécessaires pour traiter une colonie installée.
Tomber sur un nid de mulot dans la maison n’est jamais agréable, et cela demande une réaction méthodique pour reprendre le contrôle rapidement. Identifier le rongeur, nettoyer la zone en respectant les précautions sanitaires, boucher les accès et surveiller les signes d’une éventuelle nouvelle activité couvre la grande majorité des situations… Quand l’infestation dépasse le cas isolé ou se répète d’une saison à l’autre, l’accompagnement d’un spécialiste est la solution la plus efficace !